304 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
coup plus foiblement. On peut rendre leur frémissementsensible à l’oeil, en plaçant sur chacune d’elles un petitchevalet de papier, que l’on verra s’agiter , ou mêmesauter en bas , au moment où l’on pinccrala corde prin-cipale.
Si les diamètres des differentes cordes sont égaux entreeux , et qu’il y aitda même égalité entre les tensions,les longueurs des cordes que la première fera résonner,en y comprenantl’unisson, devront être, d’après ce quia été dit, comme les nombres 1,^,7, £,7, -g, etc,Nous supposerons à l’avenir , pour plus grande simpli-cité , que les cordes ne varient ainsi que suivant Jourlongueur.
Or, puisque les premiers sons de la série se distinguentimmédiatement dans la résonnance d’une corde quel’on fait vibrer toute seule , il n’y a pas lieu de douterque les suivansn’y soient pareillement renfermés; et sil’organe ne les saisit pas sans intermédiaire , c’est qu’ilssont tellement all'oiblis qu’ils échappent à son attention ;sur quoi nous remarquerons, que dans certains cas, avecune seule corde, on parvient même à démêler l’impres-sion du son représenté par 7.
Ori a donné le nom de son-générateur au son prin-cipal , et les sons plus lbibles qui l’accompagnent ontété appelés ses harmoniques.
Quelques physiciens ont pensé que la corde prin-cipale se soudivisoit en parties aliquotes, semblablesà celles qui représentoient les longueurs des autrescordes ; en sorte que lè son rendu par chacune decelles-ci, étoit produit, comme unisson , par la p ar 'tie aliquote qui lui répondoit dans la corde princi-pale