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lettres concernant (les débats avec Descartes sur le nombre des racinesd’une équation '), un petit opuscule d’algèbre 1 2 ), des Eléments de Mu-sique 3 4 ), deux traités de Mécanique, dont l’un rédigé en latin (1645) traitedes conditions de l’équilibre dans la Balance *) et dont l’autre en français traite de divers instruments, de la poulie, des leviers, de la Balance , dumarteau, etc., de la conduite et élévation des eaux, du syplion, de la visd’Archimède , de l’escalier, des pompes 5 6 ). Enfin nous trouvons dans lemanuscrit qui renferme ces derniers ouvrages une lettre en partie inéditeà Fermât e ), trois morceaux sur les centres de gravité 7 ), et dans le Cata-logue de la Bibliothèque de Leyde l’indication de quatre lettres 8 ), proba-blement écrites h lluygens.
Ces travaux si nombreux déjh ne nous donnent pas cependant une idéecomplète de l’activité de Roberval.
Notre lettre nous apprend entre autres choses qu’il s’intéressait efficacement àl’astronomie, nous le voyons observer le ciel, noter les azimuths de quelquesétoiles fixes, et chercher à connaître exactement la parallaxe de la Lune .
Fermât 9 ) et Pascal l0 ) se sont occupés l’un et l’autre de la sommationdes puissances numériques semblables; d’après notre lettre Roberval doitêtre ajouté à cette liste.
1) Journal des savants . Année 1815 page 129, ligne 17— p. 180, ligne ‘27.
2) “Qu’il est faux que les équations qui ne montent que jusqu’au quarré (mot effacé ou pou
lisible) SOIENT TOUTES COMPRISES EN CELLES DONT LE MÉTHODIQUE s’est SERVI EN LA RESOLUTION PRE-TENDUE du lieu ad quatuor LiNEAS." (Jouhnal des savants. Année 1845, page 130, ligne G (enremontant) à page 131, ligne 1).
3) Ce traité rédigé en latin occupe les folios 372—103 du ms. fr. 9119 attribué il Roberval; iln’offre rien de remarquable. La mode de cultiver les quatre sciences mathématiques vivait encoreau xvii° siècle: on connaît l’exemple de Descartes . Voyez pour d’autres exemples notre travailintitulé: OrUSCULUM de multiplicatione et divisione sexagesimalibus diopiianto vel pappo attri-BUENDüm . . . Ilalis Saxoniae, impensis H. W. Schmidt 1879, page VII, note 2.
4) Ms. latin 7220 de la Bibliothèque nationale, f°. 1—f°. 34.
5) Ms. latin 7226 de la Bibliothèque nationalo, f°. 85—f°. 210.
6) Ms. latin 722G de la Bibliothèque nationale f°. 34 — 55. Le commencement est publié (varia
opéra matuematica D. Pétri De Fermât... page 138—141).
7) Proposition de M. de Roberval qui sert a trouver les centres de gravité. (Ms. latin 7220
f°. 54—57). Theoreina Lemmatieum ad invenienda Contra Gravitatis mire inserviens. A D. De Ro-berval, anno 1045. (Ms. latin 7220, f°. 59 recto—f°. 71 recto). Centrum Gravitatis semicirculi
per Doctrinam praecedentis Theorematis (Ms. latin 7220, f°. 72—f°. 82).
8) CATALOGUS LIBRORUM MANUSC1UPTORUM QUI INDE AB ANNO 1741 BlBUOTHKCAE LUGDUNAE BATAVAEACCESSERUNT DESCRIPSIT JACOB GEEL LUGDUNI BATAVORUM MDCCCLII , page 285. — Roberval s’estaussi occupé do l’application du pendule aux horloges (Van Swiuden, veriiandelingen , page 110.Lettre inédite de Huygens à Boulliau du 21 Novembre 1058, ms. fr. 13029 de la Bibliothèque na-tionale de Paris . Le opéré di gai.ileo galilei , supplemento, firenze, 1850, p. 355—350).
9) Varia opéra matiiematica, page 140.
10) Oeuvres complètes de blaise pascal, tome iii. Paris , 1800, pages 303—311.