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Plus haut, en remontant le Dniester , ce fleuve semble avoir creusé sonlit actuel dans un calcaire de transition, depuis sa sortie de Galicie jusqu’au-dessus de ses cataractes, où le calcaire se montre déjà superposé au phyllade.Sur toute cette distance les deux rives ne paraissent qu’un mur à pic de 3 à400 pieds de hauteur dont le calcaire de transition fait la meilleure partieet au-dessous duquel l’on n’est pas encore parvenu de trouver d’autres ro-ches, excepté quelques couches légères de phyllade à Kitaygrod. Le calcairese montre par couches épaisses de plusieurs pieds, d’une horizontalité pres-que parfaite, mais dont la dureté varie beaucoup.
En remontant la plupart des affluens à gauche qui tous dans un parallè-lisme singulier coulent du Nord au Sud comme dans des espèces de largesfentes, pour se jeter à angle droit dans le Dniester , on peut suivre bien loincette formation jusqu’à ce qu’elle se perde sous les terrains tertiaires. C’estainsi que sur les bords du Sbrucz on la retrouve jusqu’à Satanowka, à unwerste au-dessus de Satanow( I ). Dans le lit de la Smotrica elle est encorevisible jusqu’à Smotrica même. On l’observe aussi le long des bords de laMoksza, de la Tarnawa, de l’Uszyca, etc.
FORMATION SECONDAIRE ET CRAIE.
Mr. Eichwald a remarqué, que si le calcaire de transition était si biendéveloppé, présentait une masse aussi imposante, ce qu’on appelle forma-tion secondaire, ne jouait au Midi du plateau qu’un rôle très - subordonné,même la craie : tandis qu’au Nord du plateau le long de tous les affluens duPrzypiec on la voit prendre une étendue et un caractère d’importance rela-tive d’autant plus intéressans qu’elle paraît remplacer ici le calcaire de tran-sition qui manque tout à fait. Tous les ruisseaux, même depuis le pointculminant du plateau, là où ils commencent de naître, on les voit couler surla craie qui ne cesse, dit Mr. Eichwald, qu’où le granit parait ( 2 ). Ainsi lacraie repose sur le granit. (*)
(*) E-ichwald, Skizze , etc. p. 15. ( 2 ) Même ouvrage, p. 28.