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Nord-Est au bord de PHoryn à Simonbwa, et finit à Boszanica ( 1 ). Plusloin, le granit seul se montre sur le Kurczik et sur le Slucz. A l’Est de laplaine centrale, vers le bassin du Slucz et du Bog, où le pays s’applanit,la craie disparaît; les formations tertiaires reposent sur les primitives, etavec la naissance du porphyre à Pogorze, à Machnowka, à Berdiczow, à Zi-tomir, elles disparaissent aussi entièrement. Le Bog semble ainsi être leurfrontière orientale, et même après sa réunion avec le Boszek, on ne voitplus que de petites coupes tertiaires à Neu-Konstantinow, à Mendzibosz et àBrailow( 2 ).
Sur le revers méridional du plateau, les formations tertiaires s’étendanten grande partie par dessus le calcaire de transition, présentent des massesimposantes avant de s’arrêter tout-à-coup sur les rives du Dniester : ellesoffrent depuis bien avant en Galicie jusqu’à Tyraspol une suite non inter-rompue de 60 milles géographiques de longueur.
A l’Ouest, je n’en connais pas les frontières en Galicie .
Tel est le plateau tertiaire Wolhyni-Podolien circonscrit.
Le point central de ce système est comme je l’ai dit, la plaine de Bia-lozurka ou d’Avratyn, qui commence non loin d’Alexinew et qui tourne au-tour des sources du Sbrucz où elle forme une espèce d’ombe ou de disquede la forme la plus radoucie entre Bialozurka et Manaczin. C’est du con-tour de ce disque que partent des affluens pour tous les côtés de l’horizon,pour le Bug et pour le Bog, pour le Dniester et pour le Przypiec. Sur sesbords s’adossent nombre de combes ( 3 ), tapissées de verdure, et sans tracede déchirement malgré le filet d’eau qui les arrose. Le disque central lui-même, malgré sa fertilité, n’a pas d’eau, et c’est ce qui a empêché d’y bâtirdes villages qui ne peuvent pas exister sans étang ou sans ruisseau. Il a en-viron 50 à 60 werstes dans son plus grand diamètre, et je lui donne au (*)