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C’est en Géologie un fait bien curieux de trouver sur un plateau pres-qu’uni ces crêtes qu’on ne s’attendrait à rencontrer que sur la cime des Alpes les plus déchirées. Ce mur quelquefois si étroit qu’à peine on peut passersur sa cime aigue, et dont l’escarpement ne formerait pas un angle de 30°,n’est qu’un massif de calcaire marin grossier qui correspondrait aux formesles plus récentes du Protéique de Mr. Al. Brongniart: on y distingue descouches épaisses primitivement régulières, remplies maintenant de fissures.Le roc y est partout à nud, et quelques graminées seules végètent sur uneterre desséchée entre les fentes.
•Je n’ai pu suivre au bord de la Smotrica le passage qu’il y a entre lecalcaire de transition et le calcaire marin grossier, dont tout ce que j’ai vu,n’est qu’une pâte grossière principalement du Cardium lithopodolicum. PLVII.fig. 29. si semblable à celui de la mer Noire , de modioles, de mytiles et dePholades que je n’ai pu déterminer.
Le calcaire à serpules dans cette masse forme quelquefois des bancs iso-lés ; il a l’air alors d’une masse criblée de petits trous perpendiculaires et ondirait une espèce de récif corallique : mais souvent aussi ces serpules sontentremêlées avec les cardium.
Au-devant de cette arête, s’élèvent au Midi, au milieu de la plaine, 4pyramides isolées, qui présentent chacune à la même hauteur les mêmes ro-ches que l’arête. Gomment ces quatre pyramides se trouvent-elles là isolées?Nihin est bâti à leur pied et les sépare de l’arête.
Un banc de roc du même calcaire marin coquillier, presque semblableà celui-ci, mais moins considérable, court aussi dans une direction est sud-est au travers de la rivière qui passe par Lysowody en Podolie près de Sa-tanow.