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que dans les Nautiles il y a une ouverture à tous lesâges, et que les cloisons sont percées par un siphon,tandis que dans les Nummulites il n’y a jamais desiphon, et très-rarement une ouverture, il n’en au-rait pas fallu davantage pour éloigner à jamais cesgenres ; mais on n’avait pas encore attaché à ces ca-ractères, si faciles à reconnaître, l’importance qu’ilsméritaient, et qu’ils eurent depuis.
Lorsque l’on use une Nummulite d’un côté, ouqu’on parvient à la casser en deux, on reconnaîtqu’elle est formée d’un très-grand nombre de tourstrès-serres, tellement enveloppans que dans certainesespèces les centres d’enroulement de la coquille nesont même pas sensibles. Ces tours, dont on comptejusqu’à vingt dans des coquilles qui n’ont que dixou douze millimètres de diamètre, sont divisés parun grand nombre de cloisons simples, obliques,qui n’ont ni siphon ni perforation; ce qui fait sup-poser que les animaux de ces coquilles les portaient,comme les Sèches, dans un sac dorsal, auquel il n’é-tait pas nécessaire qu’elles fussent attachées aussi so-lidement que des coquilles extérieures ou en partieexternes.
Comme genre, les Nummulites ne peuvent plusservir, comme autrefois, à caractériser les calcairesgrossiers; on les a observées dans la craie. Elles sontdans le Jura en immenses quantités; on les voit éga-lement dans les terrains secondaires des Pyrénées :il faut donc, pour ce genre comme pour tant d’au-tres , s’attacher à l’étude des espèces ; c’est le seulmoyen qu’a aujourd’hui le conchyliologue pour