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Avant qu’on ne connut des espèces vivantes de ce genre ilpouvait paraître douteux que l’une des valves fut seule incorporéeau fourreau, par la raison qu'il nous répugné naturellement d’ad-mettre un défaut de symétrie, lorsqu’il n’est pas démontré. Lesautres genres de la famille dans laquelle se placent les Clava-gelles sont les Arrosoirs et les Gastroch.-ea ; le premier est équi-valve, mais les deux valves sont si intimement unies au fourreauqu’elles en font presque partie intégrante; le second a les deuxvalves libres et égales. La forme des valves dans les Clavagelles etles Arrosoirs ressf'inble à celle de Myes. Les Arrosoirs ont de plusoutre leur couronne de tubes, un certain nombre de petits trousdans un disque convexe, qui n’existe pas dans les Clavagelles. Dansbeaucoup d’espèces de Clavagelles, les petits tubes sont irrégulière-ment répartis à la surface de l’extrémité : a plus large; dans uneseule ils forment un cercle régulier. La plupart des espèces sontadhérentes aux rochers ou bien cachées dans la pierre. Quelquesunes semblent être libres, mais pas une ne parait propre à tarauder,comme les Gaslrochènes et les l'islulancs.
CLAVAGELL A coronata Soie.
Tab. 480.
Clavaqella coronata Deshayes Coq. foss. de Paris tab, 5fig- 9, 10.
Car. spéc. Coquille à fourreau allongé, libre, couronnéde tubes dicholomés placés autour d’un disque sillonnéou émarginé.
Le fourreau se divise à son extrémité supérieure en huit tubesrégulièrement branchus, formant deux festons, placés sur lescôtés d’un petit disque entamé par un sillon; les tubes eux-mêmessont au moins deux fois bifurques; le sillon qui sépare les deuxfestons se continue sur le fourreau dans lequel est située la valvelibre. Les valves elles-mêmes sont oblongues, largement baillantes,à crochets et larges pointus, marquées de lignes d’accroissementonduleuses, nacrées à l’intérieur, ce en quoi elles distinguent dufourreau qui ne l’est pas.
La fig. 1 provient de l’argile de Londres : les fig. 2 et 3 sontdestinées à donner une idée des crochets.
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