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COQUILLES
dans les Indes orientales. Nous n’en avons connu cjuedeux individus dans Paris ; l’un acquis en Hollande , afait partie du beau cabinet de M. Solier , aujourd’huitransporté en Russie ; l’autre appartient au Musée impé-rial d’Histoire naturelle du Jardin des Plantes : il lui futlégué par le capitaine Huon , commandant le secondbâtiment envoyé à la recherche de la Peyrouse, à qui ilavoit été donné par le secrétaire du conseil d’Amboine;et ce marin respectable autant par ses connoissancesnautiques,que par son amour pour l’histoire naturelle,voulut (i)en mourant faire de cette rare coquille un articlede son testament. Ce legs lut respecté par les Anglois aumilieu d’une guerre d’ailleurs atroce.
Le carinaire vitré est extrêmement fragile ; presqueaussi transparent que le verre, il a cependant une teintelaiteuse ; il est légèrement nacré, et se dessine en bonnetphrygien, dont le sommet se recourbe sur lui-même; ila trois pouces environ de longueur , et deux poucesd’ouverture dans ses plus grandes dimensions : des plismarqués par des côtes peu saillantes indiquent à l’exté-rieur les accroissemens de la coquille ; ils la ceignentdans toute sa circonférence ; l’intérieur est uni. Son habi-tant est un poulpe testacé : chez lui les sexes sont séparéset isolés.
(l) Succombant aux fatigues d’une expédition consacrée à l’hu-manité et au bien public , il mourut dans les parages de l’îlePudyo-na, dans la Nouvelle-Caledonie , ou il fut inhumé.