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COQUILLES
the paper sailor. En italien , argonauta , moscarolo ,moscardino. En espagnol et en portugais , argonau-ta , nautilo papiraceo. A Aniboine , kika waivutia. Enmalais ,roema gorita. En groenlandois , tullukaursuk.
L’argonaute papiracé a été connu et décrit par lesanciens ; ils l’avoient vu voguer sur la surface des eauxdans sa coquille , comme le fait un vaisseau , présentantau vent lés larges membranes dont deux de ses brassont revêtus , et s’en servant en guise de voile. Nous nesavons pourquoi tous les modernes s’accordèrent pourregarder l’animal que renfermoit constamment cettecoquille , comme parasite. Nous fûmes les premiersqui, dans notre histoire naturelle des mollusques, fai-sant suite aux œuvres de Buffon , établîmes d’une ma-nière incontestable que ce mollusque étoit bien réelle-ment celui qui construisoit son têt naviculaire. C’est unpoulpe testacé ; la femelle entasse les œufs qu’elle jettedans le retour de la spire ; elle les y contient par soncorps ; ils y éclosent ; les petits s’y revêtent de leurscoquilles,et quittent le toitmaternel lorsqu’ils sont assezforts pour le faire. L’argonaute qui nous sert de type a letêt plisséjsa carène est étroite, armée de pointes sur sesdeux côtés; elle est enfumée dans le haut, etprincipale-mentsur le retour de la spire, ce qui provient de la liqueurou encre rousse que ce mollusque laisse échapper lorsqueàl’instar des sèches il veut obscurcir et troubler la limpiditéde l’eau ; le reste de la coquille est d’une teinte blanche ,lavée et papiracée. Cet argonaute vit dans presque toutesles mers, on le trouve dans celles des Indes orientales,dans la Méditerranée, et dans celles du Groenland : il aquelquefois neuf pouces dans son plus grand diamètre.