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Tome second. Coquilles univalves, non-cloisonnées, ou uniloculaires.
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COQUILLES

Vosmaer, conservateur du cabinet du prince dOran-ge à la Haye, avoitreçuen 1765 plusieurs individus decette espèce quon lui avoit rapportes du cap de Bonne- Espérance ; il en fit part à Pallas, qui les décrivit ; Bod-daert , natuialiste hollandois , traduisit louvrage dePallas, et nous avons préféré suivre cette traductionparce quelle présente beaucoup de-notes et dobservationsqui appartiennent au traducteur.

Cette espèce peut être regardée comme gigantesquedans ce genre, car il y en a de plus de cinq pouces delong sur huit à neuf lignes douverture à la base j le tubeest uni, rose et irisé dans la vie de lanimal, il devientgris en se séchant, et il est très-fragile ; dans cet état onpeut le regarder comme entièrement coquillier, avecdautant plus de raison que si on le brûle à la flammedune bougie ou de lesprit-de-vin, il séclate en rhom-boïdes qui résistent au feu, ny ayant que le parenchymequi se brûle, en répandant une odeur de corne.

La tête du mollusque qui construit le térébelle cylin-drique est grosse et renflée, elle porte une multitude decils et de filets, au milieu desquels on en distingue deuxplus longs et plus forts que les autres , et elle est garniede mâchoires qui ont de lanalogie avec celles des écre-visses. Le corps estannelé,muni sur les côtés de bran-chies en faisceaux et de. houpes ciliées. Dans létablisse-ment de ce genre nous avons suivi les caractères indi-qués pour les térebelles par M. De la Marck, qui lesforma aux dépens des néréides ( nereis ) des zoologues.Assez rapprochés, quant à lorganisation, les néréides sontnues, et les térébelles revêtus.