COQUILLES
84
I dont il est ici question en même temps que nous, etqu’il lui avoit impose' la dénomination de naviceïïe , seproposant de le publier dans la seconde édition qu’ilprojette de faire de son système des animaux sans ver-tèbres. L’institution de ce genre nous est donc commune,et M. de Lamarck a bien voulu sacrifier cette déno-mination pour adopter la nôtre. Nous avons donné augenre actuel le nom de Cambry , en mémoire d’unsavant laborieux , homme bienfaisant ^ administrateurintègre et éclairé, ami solide , protecteur et admirateurdes arts et des sciences , qui l’ont perdu au milieu deses travaux, et dont tout ce qui l’entouroit chérira lesouvenir.
Le cambry tabernaculé vit dans l’ile de Bourbon, ilestfluvialile, et il acquiert plus d’un pouce de longueur;l’intérieur de sa coquille offre un blanc de perle teinte'de bleu , le dessus est revêtu d’un épiderme brun-noirâtre et très-adhérent ; il recouvre une robe vio-lette , sur laquelle se dessinent des pointes triangulairesqui représentent à certains égards la disposition destentes d’un camp. Le diaphragme placé dans l’intérieurest court , épais et tranchant. Ce mollusque a la têtemunie de deux tentacules petits et filiformes ; il recèle dansses tégumens sous le ventre un opercule mince, trans-parent , et aussi grand que lui. Sous le rapport de sondiaphragme, Félix de Roissy a rangé sa coquille parmiles cre'pidules, coquilles marines , et dont le sommetdévie ; celui surbaissé et non-spiré des cambrys, le 5retire d’un autre côté des cabochons , qui de leur côteforment un genre à part.