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COQUILLES
entassèrent une foule de coquilles qui n’e'toient rienmoins que conge'nères, et nous avons déjà vu que suc-cessivement Bruguière et de Lamarck essayèrent tour-à-tour de nettoyer ce genre ; dans l’ouvrage actuel nousy contribuons encore en grande partie. Si d’un autre côtenous avons substitué le nom de troque à celui de toupie,c’est que non-seulement il nous a paru plus convenant,mais c’est aussi par la raison que nèus nous y sommescru autorises par deux auteurs modernes , MM. de La-marck et Félix de Roissy, ainsi que par la dénominationlatine donnée à ce genre ; et de Lamarck ne fut-il paslui-même dans l’obligation de donner aux mollusqueshabitans des toupies la qualification de trochiers ? Quantau reste nous présenterons peu d’exemples de ces chan-gemens et de ces innovations , ne nous les permettantque lorsque nous les croyons absolument nécessaires.
Le troque nilotique nous présente donc le type del’ancien genre toupie, trochus : toutes les coquilles dontce genre est composé, posées sur leur base , présententun axe incliné d’environ vingt degrés ; leurs mollusquesont une tête obtuse, portée sur un col très-allongé, ayantdeux tentacules avec un œil placé à leur base extérieure ;un disque oblong sért de pied, il a un opercule corné à sonextrémité, cet opercule est rond. En général toutes lesespèces sont nacrées à l’intérieur. Le troque nilotiquel’est éminemment, sa columelle est tordue, son têt blanc?flambé de rose, de rouge et de verdâtre ; la carène tu-berculée dans le jeune âge , est unie dans celui pl uSavancé. La coquille est grande , forte , épaisse et très-remarquable. Ce mollusque vit dans les mers des Indesorientales.