24
HISTOIRE DE LA CHIMIE.
rent de quitter Berlin. Il se retira d’abord à Prague, puis à Rome ;et, après quelques années encore d'une vie aventureuse, il mourutpauvre et abandonné, dans un couvent de Cologne .
Thurneysser laissa de nombreux écrits, dans lesquels il met Para-celse au-dessus de tous les hommes. Pour éviter les reproches queles savants ne cessaient de l'aire au maître, il avait appris l’alpha-bet de presque toutes les langues anciennes ou modernes. Il a soind’en intercaler quelques mots dans ses ouvrages.
Il admet, avec beaucoup d’alchimistes, quatre éléments : le sel,le soufre et le mercure, représentant la terre, l'air et l’eau. Il com-pare le sel au corps, le soufre à l'esprit, le mercure à l’àme.
Ses principaux ouvrages sont : Qainla essenlia (1). — Archi-doxa (2). — EÙTTopaor'Àioïi; ( 3 ). — Vison ( l). “ï'S'.2 xal ‘Epiir,-veta (,">). — MsyâXr, Xuuux, vel magna, alchgmia (g). — Reiseapolhe-ken (Pharmacies de voyage) (7). — Onomaslicum Volyglosson (8).
— Historiaplantannn (9).
Aucun de ces ouvrages, dont il serait même inutile de donnerune liste complète ( 10 ), ne mérite d’èlre analysé.
Oswald Croll était au moins aussi attaché aux idées de Para-celse que L. Thurneysser. Habile dans la préparation des médica-ments, il suivait trop aveuglément les préceptes du maître. 11 avaitconnaissance de l’or fulminant, du sulfate de potasse ( lar taras j
vitriolalus), et du chlorure d'argent (luna cornea) obtenu en ;précipitant une dissolution d’argent par du sel marin (il).
(1) Munster, 1370, in-4. (En allemand .)
(2) Berlin, 1573, in-fol. ( En allemand .)
(3) Berlin, 1373, in-fol. (En allemand .)
(4) Francof. sur l’Oder, 1372, in-lol. (En allemand .)
(3) Berlin, 1373, in-fol. (En allemand .)
(6) Berlin, 1383, in-fol. (En allemand .)
(7) Leipzig , 1602, in-8. (Enallemand.)
(8) Multa pro medicis et cliymicis continens ; Berol., 1374, in-8.
(9) Earumdem cum virtutes inlluentiales, elementares et naturales, tum sub-stantiales, etc. ; Berol., 1378, in-fol.
(10) Voy. Gmelin, 1. 1 , p. 271.
(11) Basilica ch ij mica, etc. ; Francof, 1608, in-4. —Cet ouvrage a eu de nom-breuses éditions. Il a été traduit en français, en anglais et en allemand . LaRoyale chimie de Crollius, trad. par Marcel de Bollene, Rouen , 1638; Crolliusroyal Chynustry, London , 1670, in-fol.