TROISIEME EPOQUE.
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lin, de pétrole, huile de laurier, salpêtre, camphre, graisses), ilrapporte line expérience qu’il ai ait laite à Rome sur l’incubationartificielle :
« En ces fourneaux qu'on appelle a tour, l'ardeur du feu vienttellement à se modérer, quelle passe eu vue chaleur naturelle,vivifiante ; ;au lieu qu’elle brusloit, euisoit, consumoit. Et en telfeu puis-je dire auoir fait esclorre à Rome , pour vne fois, plus decent ou six \ ingts poullcts : les œufs y ay ant esté couvez et esdosainsi que sous vne geline. »
On voit par cette courte analyse du Traicté du feu et du sel,que le secrétaire de Bayard n’était pas un alchimiste vulgaire, etqu’il lait preuve, dans ses expériences, d une profonde sagacité.
Ü2t.
GASTON (.LAVES, dit Tiulco.
C’était un avocat et un alchimiste célèbre de Nevors, et qui étaitcontemporain de Biaise de Vigenère. Il défendit l’alchimie contreses détracteurs. Sa défense ressemble à un obscur plaidoyer. Voicicomme il s'exprime en faveur de la transmutation des métaux :
« Toute cause efficiente entraîne le sujet et la matière vers un butquelconque. Le mouvement indique le chemin et la distance quiséparent la matière de ce but. Celui-ci consiste ou dans la forme,ou dans la quantité, ou dans la qualité. La cause efficiente tenddonc vers différents buts. Et comme le but de Yarggropéie \ art defaire de l'argent) et de la chrysnpéie (art de faire de l’or) consisteà faire de l’argent ou de l’or, son mouvement tend vers une nou-velle forme. Car la forme du plomb, de l’étain, du cuivre, dufer, du mercure, n'est pas la forme de l'argent ni celle de l’or;mais ces métaux sont le sujet et la matière (1). »
On trouve dans cette mime Apologie quelques expériences va-guement indiquées sur la densité des métaux.
Gastou a laissti un assez grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels
(1) Apologia Clii vsopociæet Argyropoeiæ adverses Th. Erastuin, Theat. clam.,toui 11.