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HISTOIRE HE LA CHIMIE.
avaient cherché en vain. Dès ce moment il se mit à voyager; ilpassa d’abord en Hollande, où il opéra, le 13 mars 1002 , la trans-mutation du mercure en or, en présence du médecin Vanderlindenet de son ami Haussen (t). l)e là il passa en Saxe, où il lut pré-senté au duc, fort épris de l'alchimie, et qui le lit travailler dans unetour, sous la garde de quarante hommes. Le prince employa tousles moyens de persuasion pour se faire initier dans le secret deSethon, mais il n’obtint rien, ni par la douceur, ni par la violence.Alors, emporté de colère, il fit mettre l'alchimiste dans une étroiteprison. Sethon y serait mort, s’il n’en avait pas été délivré parun gentilhomme morave, Michel Sexdivogics.
Ils sortirent déguisés du territoire de Saxe, et se rendirent àCracovie, où Sendivogius avait son domicile habituel. Ce derniers’attendait à ce que celui qu'il avait délivré lui apprendrait, parreconnaissance, le secret de la transmutation des métaux. Mais ilse trompa ; les prières, les menaces furent employées inutilement.Sethon lui fit seulement présent d une once de sa poudre, ce quidevait suffire pour enrichir son libérateur. Bientôt après il mourut,vers l’année 1604.
Michel Sendivogius, déguisé sous l'anagramme Di ri Lesein ge-nusamo, publia les écrits de Sethon, soit sous le nom véritablede l’auteur, soit sous celui de Cosmopolite.
L’alchimie, la magie et l’astrologie s’étaient réfugiées jusquedans l’intérieur du royaume de Maroc. S'il faut en croire Léonl’Africain (2), il y eut, vers cette époque, un grand nombre d’alchi-mistes à Fez , où ils se réunissaient tous les soirs dans un temple,pour travailler au grand œuvre, selon les préceptes de Geber (3).
(1) Georg. Morliof (epist- de metall. transmutatione; Hamb., lG73,’in-8), quiraconte cette histoire, dit avoir lui-même vu un morceau de cet or entre les mainsde J. Antoine Vanderlinden, petit-fils de celui dont il est ici question, et qui avaiteu soin de marquer sur ce même or que la transmutation s’était faite à quatreheures après midi, le 13 mars 1G02.
(2) Africæ descriptio ix libris absoluta; Lugd. Bat., 1632, in-8.
(3) Ceux qui voudraient écrire une histoire plus détaillée de l’alchimie trou-veront des documents manuscrits intéressants contenus dans deux boîtesfermées à clef (étiquetées Pièces d’alchimie), et conservées à la bibliothèquede l’Arsenal. Ce sont des procédés concernant la fixation du mercure, sa trans-formation en or et en argent; des procès-verbaux d’opérations plus ou moins cu-rieuses, des morceaux choisis d’anciens auteurs. Ces documents ont été écrits