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HISTOIRE DE I,A CHIMIE.
calciné jusqu'au blanc (carbonate de potasse) ; quelquefois il subs-tituait au tartre calciné la chaux vive. a 11 y a, dit-il, dans l'emploide ce procédé, double économie de temps et d'argent ; car le memerésidu, convenablement séché, peut servir plus d une lois dans cetteopération (i). »
Il savait que tous les fruits sucrés ou amylacés sont, après unefermentation préalable, susceptibles de fournir de l'alcool à la dis-tillation.
Dorure du fer.
Les ouvrages de fer dorés des anciens ne sont pas un fer pursur lequel on aurait immédiatement appliqué une couche d'or :entre le fer et l'or il y a constamment un métal intermédiaire surlequel l’or est fixé. Ce métal intermédiaire est, comme on le de-vine, le cuivre.
«On plonge, dit-il, le fer dans une dissolution chaude de sul-fate de cuivre; la mince couche de cuivre qui s'y dépose subit pourappliquer dessus l'amalgame d'or (2'. »
C’est donc là, en dernière analyse, dorer sur cuivre, et non passur fer.
Poudre pour argenter sans le moyen du mercure.
Cette poudre, qui est encore de nos jours regardée, par quelquesartisans, comme un secret, consiste dans un mélange de partieségales de sel commun, de cristaux d’argent dissous dans l’eau-fortenitrate d’argent), et de chaux ou tartre calciné (3). On frotte aveccette poudre le cuivre ou le laiton préalablement décapé par unacide.
On aurait une bien fausse idée de l'état de la science du tempsde Boyle et antérieurement à cette époque, si l'on s’imaginait quetous les procédés de chimie ou de physique alors inventés fussentlivrés au domaine de la publicité, lîoyle avoue lui-même avoir
(t) Usefulness of philosoptiy, vol. 1, p. 72.
(2) Ibid., p. 152.
(3) Toutes ces substances réagissent les unes sur les autres : le chlorure de so-dium (sel commun) donne, avec le nitrate d'argent, du chlorure d’argent, etcelui-ci se décompose, par l’action de la chaux, en chlorure de calcium et en ar-gent qui, à l’état naissant, argente le cuivre qu'il rencontre.