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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQIE.

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principes généraux, que ne doivent jamais perdre de vue ceux quise livrent à l’étude des eaux minérales.

lioyle essaya d’introduire dans la science une méthode précisepour analyser les différents sels dont ces eaux peuvent être char-gées. U proposa la teinture de noix de galle pour s'assurer siles eaux sont ferrugineuses ; l’infusion du bois de Brésil ou dupapier réactif trempé dans cette infusion, le sirop de violettes,pour constater si les eaux sont acidulés ou alcalines; l’ammo-niaque, pour reconnaître la présence du cuivre; la dissolutiond’argent (nitrate), pour découvrir le sel commun.

« L’arsenic, dit-il, peut aussi se rencontrer dans les eaux mi-nérales; ce qui n’est pas étonnant, car ce corps existe abondam-ment dans l’intérieur de la terre, d’où jaillissent ces eaux. Il esttrès-difficile d’en constater la présence; il n'est que faiblementsoluble dans l’eau. L’esprit d’urine ( carbonate d’ammoniaque), etl’huile de tartre per dctiqnium (carbonate de potasse), produisentdans la solution arsenicale un léger précipité blanc. »

L’auteur démontra le premier que l'arsenic blanc doit êtrerangé parmi les acides, bien qu'il ait une réaction très-faible.11 le classe parmi les poisons corrosifs (l). L'hydrogène sulfurén otait pas encore mis en usage ; le meilleur moyen de recon-naître l'arsenic dans une liqueur, « c’est, dit-il, d'employer le su-blimé corrosif, qui produit immédiatement un précipité blancabondant. »

Il recommande l’emploi du microscope pour découvrir dans leseaux minérales des matières organiques ou des êtres vivants.

La détermination de la densité de ces eaux, sujet alors toutnouveau, attira particulièrement 1 attention de Boyle. Après avoircensuré les résultats obtenus dans la boutique du pharmacienavec des instruments grossiers et inexacts, il propose lui-mêmeune méthode nouvelle pour déterminer la densité des eaux miné-rales. C.ette méthode consiste à prendre pour terme de comparai-son l’eau distillée pesée dans un matras à col cylindrique très-longet étroit (de 1 épaisseur d'un tuyau de plume d’oie), à y introduirejusqu'à la même tare (marquée sur le col du matras), et à peser leseaux dont on veut connaître ia densité.

Il n’est pas encore fait mention de la nécessité de tenir comptede la température.

(1) Memoirs for a uatural liistory, etc., vol. III, p. 509 et 510.

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