TKOISIKME ÉPOQUE.
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Médicaments chimiques. — Sylvius était partisan de l’emploi desmédicaments énergiques. Il n'hésite pas à prescrire intérieurementles cristaux de lune (nitrate d'argent) et le vitriol -blanc (sulfate dezinc), pour provoquer le vomissement (i) ; il employa le sublimécorrosif à la dose d'un quart de grain, ajoutant qu’il y aurait dudanger à dépasser cette quantité (2).
Les préparations antimoniales surtout trouvèrent en lui un zélépartisan. Les principales préparations antimoniales préconisées parSylvius sont : 1° le régule d’antimoine à l'état de pilules ( globuli),qui, après avoir été rendues parles selles, étaient lavées et con-servées pour le même usage ; 2° le beurre d’antimoine ( butyrumantimonii ), obtenu en soumettant à la distillation de l’antimoinecru et du sublimé corrosif ; 3° le mercure de vie ( oxyde d’anti-moine), appelé aussi poudre d’Algarotb, préparé par la voie hu-mide , en ajoutant au beurre d’antimoine de l'eau, ou une solutiond'huile de tartre (carbonate de potasse) ; 4° le verre d’antimoine,préparé de différentes façons (3).
Les doctrines de Sylvius, bien qu’elles aient donné prise à lacritique, ont beaucoup contribué à faire comprendre aux médecinsl’importance de l’étude de la chimie.
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Otto TACUENICS.
Tachenius, dont le véritable nom est Tacken, doit être comptéau nombre des chimistes les plus distingués de son époque. Versédans la connaissance de l’antiquité, et nourri de la lecture des œu-vres d’Hippocrate, de Galien et de Pline, c’est un des partisansles plus éclairés de la nouvelle école philosophique, dont la ban-nière est la méthode expérimentale. Les rapprochements qu’il faitentre les opérations des chimistes plus récents et entre divers passagesdes anciens, et surtout d’Hippocrate auquel il attribue des con-naissances au moins exagérées, sont, il est vrai, souvent forcés et
(!) Method. med., lib. II, c. xi, § 83. — Prax. med. Append. Tract. VI, § 169.
(2) Ibid , lib. II, c. v, § 22.
(3) Ibid., lib. II, c. x; de Vomitoriis, § 34 — § 47.
T. H.
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