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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉrOQEE. 2 47

ferrugineuses, etc. ( 1 ). L’arrêté du collège médical, qui condamnaTurquet à la dégradation doctorale, est un chef-d’œuvre d’outre-cuidance et d’iniquité ; il est exprimé dans un langage injurieux etmalhonnête, dont les médecins seuls ont le secret. Voici cet arrêté,qui déshonore ses auteurs; car rien ne peut excuser des juges quiappellent celui qu’ils condamnent impudent, ivrogne, enragé, etc.

Collegium medicorum in Academia Parisiensi légitimé congregatum, auditarenunciatione eensorum, quibus demandata erat provincia examinandi apolo-giam sub nomine Mayerti Turqueli editam, ipsf.m unanimi consensu damnat,tanqiiam famosum libellum, mendaribus, convitiis et impudentibus calumniisrefertum; quæ nonnisi ab bomine imperito, impudenti, temnlento et furiosoprolicisci ;>otuerunt. Ipsum Turquetum indignum judieat, qui, usquam medici-nam racial, pioptcr temeritatem, impudentiam et veræ médicinal ignorationem.Omnes vcro medicos, qui ubi(pie gentium et lucorum medieinam exercent, horta-tur ut ipsum Tiirqiietum similiaque hominr"' etopinionum portenta a se suisquelinibus areeanl, et in Hippocratis ac Galem uoetrina constantes permaneant ; etprohilmit ne quis ex hoc medicorum Parisiensium ordine cum Turqueto eiipiesimilibu» medica consilia ineat. Qui secus fecerit, sehola 1 * 3 4 ornamentis et arade-niiæ privilegiis privabitur, et de regentinm numéro cxpugnetur(2).

On faisait sans doute souvent un grand abus des nouveaux re-mèdes révélés par la pratique de la chimie ; le chevalier Dioby (3),Rattray (4), médecin de Glasgow, et plusieurs autres charlatans,débitant aux crédules leur poudre de sympathie ; — d’où vient

(1) Pharmacopœa, in oper. medio. in quibus eontinontur eonsilium, epistolæ,observationcs, variæque modicamentnrum formula 1 , qua* in usuin Anna 1 et H.Mariæ Anglia 1 reginarum præscripta fuere, una cum epistola præfatoria, etc.,édit. Brown ; Loiul., 1703, iu-fol.-I.es médicaments chimiques dont Turquet re-commande l’emploi sont le mercure doux, l’antimoine diapliorétique, le turbitliminéral, des huiles pyrogénées , la solution alcoolique de l'acétate de potasse,l’acide benzoïque, le vitriol de cuivre, le vitriol de fer, toutes substances qui sontencore aujourd’hui vantées dans la thérapeutique. — Il conseille de préparer levitriol martial avec de la limaille de fer bien pur. Il connaissait l'intlainmabilité dugaz qui se produit lorsqu’on traite le fer par l’huile de vitriol étendue ; il indiquedes moyens pour purifier le tartre, [tour préparer le vinaigre radical. —Voilàdes titres (pii prouvent que Turquet n’était point aussi ignorant que le préten-dent ses détracteurs.

(2' Voy. Guy Patin, Lettres choisies,1.1, p. 19-21.

(3) Receipts in physio and surgery; I.oml., 1665, 8. — Nouveaux et rares se-crets, et un discours touchant la guérison des plaies par la poudre de sympathie;Anvers, 1678, 8. —Le chevalier Digby, de Buckingham, fort renommé à lacour de Charles I er et de Charles 11, mourut en 1665, dans un combat contreles Turcs.

(4) Aditusnovus ad occultas sympathise et antipathiæ causas inveniendas perprincipia philosophiæ naturalis, etc.; Glasgoæ, 1658, 8;Tubiug. 1660, 12 .