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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
nient actifs, sous un volume relativement très-petit, commençaient,vers la fin du xvn e siècle, à être accueillis, même auprès des facultésqui s’étaient jusqu’alors montrées les plus réfractaires et les plushostiles aux innovations des médecins-chimistes. Cette réconcilia-tion de l'école ancienne avec lecole moderne arrêta, en partie,le développement du charlatanisme dangereux que des gens, sou-vent étrangers à l’art de guérir, faisaient par la vente inconsidéréed’une multitude de remèdes secrets, empruntés à la chimie, pourrajeunir la vieillesse (1), restaurer le sang par la panacée (2),guérir radicalement toutes sortes de maladies {'A), et une fouled’autres merveilles dont il serait trop long de donner la liste (4).
§ 13.
État de la pharmacie au xvn e siècle.
A en juger d’après le nombre considérable de règlements, d’or-donnances, de projets de réforme, etc., concernant la pharmacie,on est conduit à croire qu’on attachait, avec raison, une grandeimportance à l’exercice régulier et consciencieux d’un art placéentre la, chimie et la médecine. Ce qui manquait au corps despharmaciens, qui se traînaient alors humblement à la suite desmédecins ignorants et orgueilleux, c’était un peu plus d’union etsurtout plus de dignité. Chaque pars, chaque province, chaquecanton, que dirai-je, chaque ville avait, pour ainsi dire, ses rè-glements pharmaceutiques spéciaux.
Les ducs de Saxe promulguèrent , en 1007, une ordonnance des-tinée à régler l'exercice de la pharmacie dans leurs États. Les villesde Fribourg et de Schweinfurt arrêtèrent, d’après le rapport deJ. Cornarius, un tarif pour le débit des drogues. Cet exemple futsuivi par beaucoup d’autres villes, comme Hambourg, Bàle, Stras-bourg, Rostock, 4Vorms, Helmstadt , Lemherg, Spire, etc. Le