TROISIÈME ÉPOQUE. 283
principes élémentaires, les vapeurs, les sels caustiques, les eaux detrempe, la pierre philosophale, l’or potable, etc. (l).
A cette société il faut en ajouter une autre, fondée à Brescia en1686 . On trouve dans les actes de cette société quelques mémoiresintéressants, parmi lesquels nous citerons ceux de Lan a et de Ber-nardini Boni (sur les exhalaisons inflammables) (2).
Le président et l'aine de la société de Brescia , connue sous lenom de Academia philexolicorum naturœ et arlis, était le savantjésuite François Tertius de Lana.
Dans la seconde moitié du xvn e siècle, on voit également, pourla première fois, apparaître les journaux scientifiques, qui devaientrapidement propager les découvertes intéressantes, et les observa-tions nouvelles faites par les académiciens ou par des hommes étran-gers aux sociétés savantes.
Le Journal des savants est la première publication de ce genre.Il commença à paraître au mois de janvier 1665, d’abord hebdo-madairement, puis mensuellement (à dater de 1707). La premièreannée il était publié sous la direction de 1). de Yallo, conseiller auparlement de Paris ; dans les années suivantes, il l’était sous cellede l’abbé Gallois, puis sous celle de l’abbé de la Roque. A partir del’année 1687, la direction du Journal des savants fut confiée àCousin, président du parlement. Enfin, en 1702, les rédacteurs seconstituèrent en un comité permanent , chargé de la critique et ducompte rendu des ouvrages contemporains.
L’abbé Fr. Nazari et Ciamponi fondèrent en 1668 , à Rome , leGiornale d'Italia, d'après le plan du Journal des savants . Il nefaut pas confondre cette publication avec le Giornale dei letterati,qui commença à paraître à Parme en 1686.
A ces publications périodiques, on pourra ajouter Miscellaneamedico-physica (3) et Nouvelles de la république des lettres (4).
Mais la publication la plus importante de ce genre, c’est les Actaéruditorum , qui commencèrent à paraître en 1682, sous la direc-tion des savants Mencken père et fils.