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Tome deuxieme.
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TEOISIÈME ÉPOQEE.

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Pendant que Hierne dirigeait à Stockholm les travaux exécutésdans le laboratoire du roi de Suède, Homberg faisait à Paris debrillantes expériences dans le laboratoire du duc d’Orléans .

Güiliaime HOMBERG.

Homberg appartient aussi à la grande école de la philosophieexpérimentale de Bacon, de Galilée, de Boy le. Comme Glauber ,il n’écrivait pas pour les hommes, mais pour la vérité. Ses travauxsont inspirés par l’amour le plus pur de la science. C’était unchimiste aux connaissances variées, et, ce qui vaut mieux encore*un honnête homme.

Homberg naquit le 8 janvier 1652, à Batavia, capitale de l’iledeJava ; il était (ils d’un officier au service de la Compaguie hollandaisedes Indes orientales. Son père l’envoya de bonne heure en Europe , etlui fit faire ses premières études au collège d’Amsterdam . Hombergfut destiné au barreau ; il alla, par obéissance à ses parents, étudierle droit aux universités d’Iéna et de Leipzig, et se fit recevoir, à l’àgede vingt-deux ans, avocat à Magdebourg , ville natale d’Otto deGuérike. Ce n’était pas là la carrière pour laquelle le jeune avocat sesentit de la vocation. Au lieu de se débattre dans le fatras des tur-pitudes humaines, il aima mieux se livrer aux sciences d observa-tion, et lire, avec recueillement, dans le grand livre de la nature.Les plantes et les astres fixèrent d'abord son attention. « II devintainsi, comme dit Fontenelle, botaniste et astronome sans y penser,et en quelque sorte à son insu. >- Son goût pour les sciences alla dejour en jour en augmentant, et finit par l'éloigner entièrement desoccupations du barreau. Ses parents et ses amis insistèrent, et vou-lurent même le forcer à se marier, afin de le ramener à l'exercicede sa profession, de lui inspirer le goût du bien-être matériel.Dès lors Homberg, n’écoutant plus que la voix intérieure,qui était plus forte que celle de ses parents, brisa ses relations defamille, et se mit à parcourir presque tous les pays de l’Europe ,pour suivre ses penchants naturels. Il étudia à Padoue la méde-cine et la botanique ; à Bologne et à Londres , il apprit la chimie,

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