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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE.

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à la Société royale de Londres , dont il venait d’ètre nommémembre, des expériences sur les effets de la chaleur du soleil pourfaire monter la sève dans les végétaux, expériences qui servirentde point de départ à la Statique des végétaux (mules livres lesplus remarquables publiés dans la première moitié du xvm e siècle),que l’auteur dédia’( 1727 ) au roi Georges II . Haies est mort en17Gl. La princesse de Galles lui lit élever—honneur insigne —un monument dans l'abbaye de Westminster , sépulture des rois etdes plus illustres personnages de l’Angleterre.

Travaux de Haies .

Haies avait fait, dès l’année 1724, un très-grand nombre d’ex-périences sur la végétation des plantes, sur leur transpiration, surla circulation de la sève, sur la distillation des produits végétauxet les fluides élastiques qui s’en dégagent. Les expériences furentd’abord communiquées à la Société royale de Londres , dont l’au-teur était membre; puis recueillies et publiées sous le titre deYegetable staticks or an account ofsome slalical experiments ontlie sap , being an essay toivards a natural history of végétationetc. ; Lond., 1727, 8. L’apparition de cet ouvrage produisit unegrande sensation dans le monde savant ; il fut bientôt après tra-duit en français, en hollandais et en allemand (1).

Le grand mérite de Haies , qui seul suffirait pour lui assurer unegloire immortelle, c’est d’avoir découvert im appareil plus conve-nable que celui de lioyle et de Mayow, pour recueillir les gaz ;appareil dont se servirent plus tard Black, Priestley, Lavoisier ,et sans lequel l’acide carbonique, l’oxygène, l’hydrogène et tantd’autres gaz seraient peut-être encore à découv rir !

La figure suivante donnera de l’appareil de Haies une idée plusnette que ne le ferait une description détaillée.

(1) La traduction française est due à l'illustre Bulfon : La sialique des vé-gétaux, etc.; Paris, 1735, 4. Nouvelle édition, revue par Sigaud de Lal'ond; Pa-ris, 1779, 8. — Trad. hollandaise, 1750, 8; trad. allemande , 1747.