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niSTOIRE DE LA CITIMIE.
et les gaz (ammoniaque, aeide chlorhydrique; trop solubles dans l’eaupour pouvoir être recueillis sur ce liquide. Eh bien, qui le croirait?Haies n’a découvert aucun de ces gaz. Pourquoi? c’est que tous cesgaz n’étaient pour lui que de l’air commun. Si l’air provenant de ladistillation de la cire, de la graisse, des pois, etc., est inflammable,c’est qu’il est, disait-il, imprégné de particules sulfureuses ou huileu-ses. Si l’air est irrespirable, c’est que ses molécules ont subi une di-minution de l’élasticité nécessaire à l'entretien de la respiration. Enun mot, tous ces différents gaz ne sont pour lui que de l’air atmosphé-rique, susceptible, selon les circonstances, d'éprouver des change-ments dans sa pureté et dans son élasticité. C’est le cas d’appliquerà Haies le verset du psaume : Oculos liaient el non videbunt; tantest funeste l'influence d’une théorie préconçue : car llales s’étaitmis dans la tête, ce que personne n’aurait pu lui ôter, que l’air(atmosphérique) est le lien élémentaire qui unit entre elles tou-tes les particules d’un corps, et qu’il en est éliminé soit par lacombustion, soit par la fermentation.
En résumé, Haies n’a pas, à proprement parler, découvert degaz ; mais il a inventé le meilleur mo\ en de les recueillir. C’est enquoi la postérité lui doit la plus grande reconnaissance. Moitreld’Élémeut avait enseigné que l'air est susceptible d’être maniécomme tout autre corps, qu'il peut être transvasé comme de l’eau ;mais il n’avait pas indiqué le moyen de le recueillir, lorsqu’il sedégage de quelque combinaison. Haies est venu combler cettelacune.
§ 4.
Les expériences du célèbre auteur de la Statique des végétaux,quelles que soient les conclusions qu'il en ait tirées, n’en éveillèrentpas moins l’attention des physiciens et des chimistes.
Boerhaavc fut un des premiers à répéter ces expériences, et ilse forma à cet égard à peu près les mêmes idées que Haies .
Fr. Yexel, professeur de chimie à Montpellier , présenta en1750, à l’Académie des sciences , deux mémoires ayant pour objetde prouver que les eaux de Seltz et la plupart de celles connuessous le nom d’acidules, doivent leur goût piquant, et les bulles quis’en élèvent et imitent l’effet du vin de Champagne , à une quan-tité considérable d'air dans un état de dissolution. Il fabriqua lepremier une espèce d’eau gazeuze, au moyen de parties égales de