354
niSTOIRE DE 1.4 CHIMIE.
jamais entendu personne apprécier avec autant de justesse et d’in-telligence les divers caractères des compositions musicales, soit na-tionales, soit étrangères, et les comparer entre elles avec autant desagacité. 11 cessa de cultiver ces talents, lorsqu'il vint s’établir àEdimbourg . Son cours de chimie était l’objet de tous ses soins.Chaque année il s’étudiait à rendre son cours encore plus simple etplus familier, et à varier les expériences qui lui servaient d'exem-ples. Personne ne les a jamais faites avec plus de grâce et avec unsuccès plus constant. C’est en étudiant l’optique de Newton qu’ilprit l’habitude de ces raisonnements par induction dont on trouvelà de si heureux modèles, et qui le conduisirent ensuite si rapide-ment dans la route des découvertes. »
Travaux de Black.
lilack n’a rédigé lui-même qu’un très-petit nombre de mémoiresqui se trouvent insérés dans les Philosophical Transactions ojLondon , et dans les Phjsieal and Hlleray essays and observa-tions by a Society in Edinbury. Comme Rouelle, il se fit plutôtconnaître par son enseignement, qui avait un immense reten-tissement. Ses leçons, dans lesquelles il se plaint quelquefoisavec aigreur de Lavoisier , furent rédigées après sa mort sur lesmanuscrits de l'auteur par un de ses élèves les plus distingués,M. Robison, et publiées sous le titre de Lectures onthe élémentsof chemislry, delivered in lhe university oj Edinbury h, bythe late J. Black; new publishcd frorn his manuseripts, byJohn Robison , professor of naturalphilosophy , etc. (l).
Nous avons fait connaître les recherches de Fred. Hoffmannsur une terre alcaline différente de la chaux, la maynésie ( 2 ).Black est venu compléter ces recherches par des observations nou-velles. C’était le premier travail du célèbre professeur d’Edim-bourg . « Lorsque je commençai, dit-il, à faire des expériences dechimie, j’eus la curiosité d’examiner de plus près la terre décrite