TROISIÈME ÉPOQUE. 385
pesante, provenant de la préparation de l'éther, on obtient descristaux d’une matière blanche, ayant l'odeur, la saveur et l’in-llanimabilité du camphre (I).
Dans sa Théorie chimique de la teinture des étoffes, il partit decette hypothèse, qu’il essaya de confirmer par des expériences :« Dilater les pores du corps à teindre, y déposer les particulesd’une matière étrangère, et les y retenir, ce sera le bon teint. Dé-poser ces matières étrangères sur la seule surface des corps, oudansdes pores dont la capacité ne soit pas suffisante pour les recevoir,ce sera le petit ou faux teint, parce que le moindre choc détacherales atomes colorants. Enfin, il faut que ces corps soient enduitsd’une espèce de mastic que ni l’eau de pluie ni les rayons de soleilne puissent altérer (2). »
11 donna le premier une histoire complète de tous les procédésjusqu’alors employés pour préparer le phosphore (3'. Son mémoiresur l'exploitation des mines mérite également une mention ho-norable (l).
Ilellot a, en outre, laissé quelques travaux étrangers à la chimie.
§ 18.
BOULDÜC (né à Paris , le 20 février 16*5).
lioulduc a travaillé pour la pharmacie plutôt que pour la chimieproprement dite. Son père avait été, comme lui, démonstrateur dechimie au Jardin du Roi, et membre de l’Académie des sciences . 11publia, en 1719, des recherches sur les purgatifs, sur le sucd élatérium, etc. 11 simplifia la préparation du sublimé corrosif (5),et donna des notions sur l’analyse des plantes (6), sur le sel poly-chresle de Seignette (7), sur le sel de Glaubcr (8) et le sel d’Ep-
(1) Mcm. de l’Acad, arm 1739, p. 02.
(2) Ibid., ami. 1740, p. 120 ; 2' mémoire, ibid., 1741, p. 38.
(3) Ibid., ami. 1737, p. 312. Sur le phosphore (le Kunchel et l'analyse deVurine.
(4) Ibid., ami. 1750, p. 13i.
(5) Ibid., ami. 1730, p. 357.
(0) Ibid., 1734, p. 101.
(7) Ibid, 1731, p. 124.
(8) Ibid, 1727, p. 375. i
T. U.
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