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Tome deuxieme.
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HISTOIRE I)E LA CniMIE.

brouillé l’histoire alors si obscure du borax. Ses deux mémoires :Expériences pour servir à l'analyse du borax , se trouvent insé-rés dans les Mémoires de l’Académie des sciences de Paris (1). Voiciles conclusions de ce travail, remarquable par sa clarté : « Le selsédatif (acide borique) est toujours le même, par quelque acidequ’il ait été retiré du borax; on peut régénérer le borax en unissantle sel sédatif avec le sel de soude ; ou peut faire artificiellementdeux espèces de borax, différentes par leurs bases, de celui qui estconnu jusqu’ici, savoir : l’une en combinant le sel sédatif avec l'alcalidu tartre ( potasse ), et l’autre en le combinant avec l’alcali du selammoniac; le sel sédatif existe tout fait dans le borax ; la déno-mination imposée par Hombcrg, de sel volatil narcotique du vi-triol, est impropre en tous points, puisque ce sel est très-fixe parlui-même, et n'est sublimable que par son eau de cristallisation ; ilne participe en rien, lorsqu’il est bien préparé, de l’acide vitrio-liquc qu’on a employé pour le dégager du borax, puisqu’il estpossible de le dégager par tout autre acide même végétal, sansqu’il participe davantage de la nature de ces acides ; enfin, il n’estpoint narcotique. »

Voilà des conclusions bien nettes et laissant peu à désirer. 11 nemanquait plus que la découverte de la composition du sel sédatif(acide borique) pour compléter l'histoire du borax ; car la nature etles propriétés de l’acide borique étaient déjà parfaitement connues.

Quelques années après, Iîaron présenta à l’Académie un mé-moire sur un sel apporté de la Perse sous le nom de borech 2).Il reconnut que ce sel n’était autre chose que du borax sophis-tiqué. ^

L’histoire du borax resta, pendant toute cette période, à peu prèstelle que Baron l’avait donnée, si ce n'est qu’en 1777 François Hoefer,directeur de la pharmacie du grand duc de Toscane à Florence ,découvrit l’acide borique dans les eaux de Monterotondo , dit Ccr-chiajo, près de Sienne . En soumettant ces eaux, d’un aspect laiteux,à l'analyse, ce chimiste remarqua que le résidu de l'évaporation,redissous par l'alcool, brûlait avec une flamme verte. Croyant d’a-bord que cette couleur provenait d’un sel de cuivre, il répéta Tex-

te 1 " mémoire, 25 et 28 janvier 1747; 2 e mém., 3 juillet 1748.(2) Le 17 juin 17S2.