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HISTOIRE PE LA CHIMIE.
le contînt, et que les antres ne servaient qu’à l'absorber; la troi-sième avait une odeur de soufre des plus pénétrantes. »
Ces faits, qui caractérisent un observateur habile, le conduisi-rent à préparer l’éther de la manière suivante :
« Je distillai, dit-il, trois parties d'huile de vitriol sur une partied’esprit-de-vin très-rectifié, jusqu’à ce que j’aperçus à la voûte dela cornue les vapeurs blanches dont j’ai parlé; alors je cessai lefeu. On a par ce moyen la liqueur qui contient l'éther , seulementun peu mêlée d’esprit-de-vin qui passe d’abord, et puis d'un peud’esprit sulfureux qui vient ensuite , malgré la cessation du feu.Lorsqu’on veut avoir l’éther seul, il faut employer l’eau communepour le séparer; et si on ne trouve pas cet éther assez sec (privéd’eau), on peut le rectifier par une lente distillation, et alors l’é-ther monte avant l’esprit-de-vin, qui cependant passait toujours lepremier dans la première opération. »
Plus tard, Baume et Cadet perfectionnèrent considérablement lemode de préparation de l’éther. Le premier surtout examina le ré-sidu de la distillation, et indiqua les moyens d’obtenir une bienplus grande quantité d'éther qu’on n’en avait par la méthode an-cienne (t).
Grosse a, en outre, laissé un mémoire sur la manière de pu-rificr le plomb et l’argent qui se trouvent alliés avec l’étain;ce mémoire renferme quelques détails qui, sans être nouveaux, n’ensont pas moins intéressants pour le chimiste (2).
Cadet (né à Paris en 1731, mort le 19 octobre 1799), apothi- /caire major de l’Hôtel royal des Invalides, a attaché son nom à uncomposé arsenical connu sous le nom de liqueur fumante de Cadet.Voici comment il décrivit, en 1 7G0, la préparation de cette liqueur ;b Je prends, dit-il, deux onces d’arsenic l acide arsénieux), je lemets en poudre très-fine dans un mortier de marbre, j’y ajoutedeux onces de terre foliée de tartre bien préparée ( acétate de po-tasse ) ; j'enferme aussitôt ce mélange dans une cornue de verre lu-tée , que je place à nu dans un petit fourneau à réverbère. J’a-dapte à la cornue un récipient que je lute, je la chauffe par degrés ;