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Tome deuxieme.
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niSTOIRE DE LA CHIMIE.

Louis-Claude Bocrdelin ( né à Paris en 1090, mort en ITT7 )était d’une noblesse académique : son père et son aïeul avaient étémembres de l'Académie des sciences , il lut lui-même reçu au sein decette savante assemblée en 1725 ; nommé professeur de chimie auJardin du Roi, il fut, en 1770, remplacé dans sa chaire par Mac-quer. Doué d’une constitution faible et maladive, il avait pris, depuisl’àge de trente ans, l'habitude de prendre du vin de quinquina, etavait ainsi prolongé sa vie au delà de quatre-vingts ans.

Les travaux de Bourdelin sont peu nombreux, et ont eu moinsd'éclat que ceux de plusieurs de ses collègues (l ;.

Charles-François Dcfaï (né à Paris en 1098), issu d'une an-cienne famille noble , s'éprit, jeune encore, de passion pour l’étudede la chimie. Mais ses parents l’avaient destiné à la carrière desarmes, ce qui l’empêchait de se liwer tout entier uses travaux deprédilection. Nommé en 1723 membre de l'Académie , il quitta leservice militaire, et passa le reste de sa vie dans la retraite dessciences. Ses travaux de chimie sont moins nombreux et moinsimportants peut-être (2) que ceux d’anatomie, de botanique etd'astronomie, dont il fit la communication à l’Académie . Son plusgrand litre à la reconnaissance de la postérité est d’avoir contri-bué, plus qu’aucun de ses prédécesseurs, à l’agrandissement du Jardindu Roi; et d’avoir à sa mort, arrivée en 1741, désigné l’illustreBulïon pour lui succéder dans l’intendance de ce bel établissement.

Maloiix (né à Caen en 1701, mort à Paris en 1778), quoi-que ayant appartenu à la section de chimie dans l’Académie , fitpeu pour cette science. Parent de Fontenelle, il lui était faciled'obtenir ce que l'ambition d’un médecin voué à la pratique deson art pouvait désirer. Il était ami de Voltaire , parce que celui-ci n’avait pas écrit, comme Molière , contre les médecins. Dans

(1) Mémoires «te Bourdelin : Sur la formation des sels lixiviels, Mém del’Acad., ann. 1728, p. 38i ; — Sur le sel lixiviel de gayac, ibid., ann. 1730,p. 33 ; — Sur le succin , iliid., ann. 1742, p. 143; — Sur le sel sédatif, ibid.,ann. 1753, p. 201, et ann. 1755, p. 397.

(2) Sur le phosphore du baromètre (\>hos[>horescen(x), Mém. de l’Vcad., ann.1723, p. 295; — Sur le sel de la chaux («baux caustique), ibid., ann. 1724,p. 88; — Observations physiques sur le mélange de quelques euuleurs dansla teinture, ibid., année 1737, p. 253.