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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
d’ÂRCET (l), FOCGEROCX DE BOND.AROY (2), COl'RTANVÀtX (3), M.AR-coreli.e (4), auxquels on pourra encore joindre Gif.ttard, Poli,Saixt-Am.axd, Mexox, Bellery, Biyf.s, Bolrgelat, René, d’EsTÈvE,Ch. le Roi, Scvigay, Imlix, Romieu, JI.atte, Rohadlt, Roederer,Jars.
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A voir, au commencement du xvm e siècle, l’immense retentisse-ment de la théorie du phlogistiqne, on aurait pu croire que l’Alle-magne était appelée à régénérer la chimie. Mais ce rôle 11 e luidevait pas appartenir; car toute théorie, si elle n’a pas pour basel’expérience, tombera, quel que soit le prestige qui l’environne.
A côté de l'école de Stahl s’était élevé, en Allemagne , une pépi-nière riche en chimistes; l'Académie des sciences de Berlin comp-tait au nombre de ses membres Porr, Eli.ek, Nec.uaxn et Maiig-crae , le plus illustre de tous.
Tâchons de faire connaître sommairement les travaux de chacund’eux.
STAHL.
George-Ernest Stahl naquit à Ansbach (Bavière ) en 1660. Aprèsavoir achevé ses études médicales à l'université de Iéna , il fut atta-ché, en 1687, en qualité de médecin, à la cour du duc de Saxe-AYcimar. Le célèbre Frédéric Hoffmann, qui avait, vers cette épo-que , reçu du roi de Prusse la mission dftrganiser l'université de
(1) Mém. de t’Acad., ann. 1766, Sur l'action d’un feu égal, violent et con-tinué pendant plusieurs jours, sur un grand nombre de terres, de pierreset de chaux métalliques ; — 2' mém., ann. 17G8 ; — Mémoires sur le dia-mant, Mém. de l’.Acad., ann. 1770.— Expériences sur l’alliage fusible deplomb, de bismuth et d’étain, Journal de médecine, 1775, juin.
(2) Mém. de l’Acad., 1770, p. 1, Sur les solfatares des environs de Rome;— ibid., p. 37 el p. 45, Sur le pétrole de Parme .
(3) Mém. des savants étrangers, t. V, p. 19 (ann. 1762), Sur l’éther marin;_iliid., p. 72, Sur la concentration et congélation du vinaigre radical.
(4) Ibid., t. V, p. 531 (ann. 1768), Sur le salicor.