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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
île ilétrir en termes énergiques ce mauvais ferment des passionshumaines, qui, franchissant les bornes de la morale, vont souillerjusqu'au sanctuaire même de la science.
,1. Théodore Eller'avait étudié les sciences physiques et médi-cales dans les écoles de Iéna, de Halle, de Leyde, d’Amsterdam ,de Paris et de Londres . Ses connaissances variées, sa grande sou-plesse d’esprit, lui avaient valu les bonnes grâces de Frédéric leGrand , qui nomma Eller premier médecin de la cour et directeurdu collège médical, avec le titre de conseiller intime. Celui-ci étaitdonc, par sa position, le supérieur de Pott; et cette raison seuleaurait dù l’engager à la modération , et à user d’une noble indul-gence envers son adversaire.
Eller mourut à un âge assez avancé: il était né en ifiso, àPloetzkau, dans la principauté de Bernbourg .
Les travaux scientifiques d'Eller, dont quelques-uns seulementont trait à la chimie, se trouvent insérés dans la collection desMémoires de l'Académie des sciences de Berlin ( 0- Ils furentrecueillis, après sa mort, sous le titre de : Physikalisch-Chymisch-Medicinische Abhandlungcn , etc., par C. Gerhard; Berlin ,17G l, in-8.
Les travaux chimiques d’Eller renferment plus d’hypothèses qued'observations expérimentales; néanmoins on y trouve quelques re-cherches microscopiques fort intéressantes sur l’altération qu’é-prouve le sang frais, maintenu à la température du corps, sousl’influence d’un grand nombre de médicaments et de substanceschimiques mis en contact avec lui. Ces recherches portent particu-lièrement sur l’altération des globules du sang, produite par l’actiondes vitriols de cuivre et de fer, du sel marin, de l'alctdi lixe (carbo-nate de potasse), de l'alcali volatil, du borax, du tartre, du seld’Epsom, du sel d’oseille, de l’arsenic, du sublimé corrosif, desacides vitriolique, nitrique et muriatique, des teintures de myrrhe,de safran, d’aloès, d'opium, d’ellébore, de rhubarbe, de quin-
être un peu trop sévèrement les-travaux d’Eller. Celui-ci y répondit dans unopuscule anonyme : Courte recherche sur les t rois motifs qui ont engagéM.J’ott à critiquer te conseiller Eller, etc. Dans celte diatribe, indigne d’unhomme de science, il raconte des intrigues amoureuses fort compromettantespour la réputation de mademoiselle Pott, etc. l’ott répliqua par une Nouvellecontinuation de critique, etc.
(1) .Années 1745, 1746, 1747, 1749, 1750, 1751, 1752, 1754, 1757.