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MSTOIUF. DE LA CniMIF.
Air acide vi/riolique (gaz sulfureux'. — Il Ht voir que ce gaz(préparé en chauffant l’acide vitriolique avec du charbon) éteint,comme le précédent, les corps en combustion, qu'il est absorbé parle charbon, le borax, etc.
i II découvrit aussi Yoxyde de carbone (auquel il ne donna pas denom particulier), qui le frappa à cause de la llamme bleue aveclaquelle il brûle; et Y hydrogène bicarbonê, qu’il confond avec l’airinflammable.
Nous lui avons déjà vu signaler les principales propriétés del’azote, auquel il donna le nom d'air phlor/istiqué.
Il est à regretter que toutes ces précieuses découvertes soient ex-posées sans ordre, souvent brusquement interrompues, puis repri-ses plus tard, pour être corrigées ou perfectionnées. On perd souventle fll conducteur au milieu de ce labyrinthe, d’autant plus qu’aucunethéorie rationnelle ne préside à ces recherches, dans lesquelles lehasard aurait, suivant l’auteur, joué un grand rôle (1).
Celui qui lit l’ouvrage de Priestley avant d’avoir pris connais-sance des travaux de liergmann, de Lavoisier et de Scheele , se per-suade aisément que le célèbre physicien anglais doit être considérécomme le père de la chimie moderne, et que les autres chimistes dela même époque ne sont que ses ingrats disciples. Mais, en compa-rant tous ces chimistes entre eux, on ne tarde pas à découvrir quomalheureusement Priestley ne rendait pas toujours aux travaux desautres la justice qu’il aurait voulu qu’on rendit aux siens. Sans parlerde ces reproches que se font en tout temps les rivaux entre eux, nousferons seulement observer que Priestley , non-seulement trouvaittoujours quelque chose à reprendre aux travaux de Lavoisier , maisqu’il critique, entre autres, avec assez peu de bienveillance, le beautravail de Scheele , le plus modeste des chimistes, bien plus, il refaittoutson travail, et change jusqu’aux noms donnés par Scheele : ainsi,il appelle acide spathique ce que le premier avait nommé acide dufluor ; la croûte pierreuse qui se forme lorsqu’on fait'arriver l’acidefluo-silicique dans de l’eau, et que Scheele avaitrcconnuepourde lasilice pure, il l’appelle croûte spathique, en la supposant être de na-ture toute différente. Quant à l’acide du fluor lui-même, il soutientque Scheele est dans l'erreur en le donnant pour un acide nou-