DE PROIE.
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ie mâle en a une sous le bec comme un coq ; la femelle man-que de toutes les deux. Dans le premier âge, cet oiseau estbrun-fauve et sans collier. C’est l’espèce si fameuse parl’exaçéralion avec laquelle on parlait de sa taille ; mais M. deHumboldt la réduit à celle de notre lœmmer-gejer, dontle condor a aussi les mœurs. Il habite les plus hautes mon-tagnes de la Cordillière des Andes , dans l’Amérique méri-dionale.
Les pERCNorriRES (0- Cuv. (Gypaf.tos. Bechstein . Neo-phron. Savigny. C.-vm artes. Illiger. )
Ont le bec grêle, long, renllé au-dessus de sa courbure ,les narines ovales , longitudinales, et la tète seulement , maisnon le cou, dénuée de plumes. Ce sont des oiseaux de taillemédiocre , et qui n’approchent point, pour la force, des vau-tours proprement dits; aussi sont-ils encore plus acharnés surles charognes et sur toutes les espèces d’immondices, qui lesattirent de très-loin : ils ne dédaigueut pas même les ex-«rémens.
Le Percnoptère d’Egypte, ( Vult. perenontems , Vult.leucocephalus et Vult. fuscus. Ginel. ) Enl 427 it42p. Vult, de Gringi. Sonn. et Daud. (Visouran.Yail., Afr. Rachamah de Bruce. Poule de Pharaon , enEgvpte.
Grand comme un corbeau, le mâle adulte blanc, à pennesdes ailes noires ; le jeune et la femelle bruns. Cet oiseau serépand dans tout l’ancien continent, et est surtout fortcommun dans les pays chauds , qu’il purifie de cadavres. Ilsuit en grandes troupes les caravanes dans le di sert, pourdévorer tout ce qui meurt. Les anciens Egyptiens le respec-toientà cause des services qu’il rend au pays, et encore au-jourd’hui on ne lui fait aucun mal; il y a même des dévots