INSECTES
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de gâteau ou de rayon. Ils sont toujours perpendiculaires ,parallèles, fixés par leur sommet ou par une des tranches,et séparés entre eux par des espaces qui permettent lepassage à ces insectes. La direction des alvéoles est ainsihorizontale. D’habiles géomètres ont fait voir que leurforme est à la fois la plus économique sous le rapport de ladépense de la cire, et la plus avantageuse quant à l’étenduede l’espace renfermé dans chaque alvéole. Les abeillessavent cependant modifier cette forme, selon les circons- ’tances. Elles en taillent et en ajustent les pans, pièce àpièce. Si l’on excepte l’alvéole propre à la larve et à lanymphe de la femelle, ces cellules sont presque égales,et renferment les unes le couvain, et les autres le miel etle pollen des lleurs. Parmi les cellules à miel, les unes sontouvertes, et les autres, ou celles de la réserve, sont ferméesd’un couvercle plat ou peu convexe. Les cellules royales ,dontle nombre varie de deux à quarante, sont beaucoupplus grandes, presque cylindriques, un peu moins grossesau bout, et ont de petites cavités à leur surface extérieure.Elles pendent ordinairement, en manière de stalactites ,sur les bords des gâteaux, de façon que la larve s'ytrouve dans une situation renversée. Il y en a qui pèsentautant que cent cinquante cellules ordinaires. Les abeillesprolongent toujours leurs rayons de haut en bas. Ellescalfeutrent les petites ouvertures de leur habitation avecune espèce de rnactic, qu’elles cueillent sur différéesarbres, et qu’on nomme la propolis.
L’accouplement se fait au commencement de l’été,hors delà ruche, et suivant MM. Huber, la femelle rentredans son habitation , eu portant à l’extrémite de son ab-domen les parties sexuelles du mâle. Cette seule fécon-dation vivifie, à ce que l’on croit, les œufs quelle peutpondre dans le cours de deux ans, et peut-être même pen-dant sa vie entière. Les pontes se succèdent rapidementet né cessent qu’en automne. Réaumur évalue à douze