o.6 Supplément au Journal historiquedétaillé que j’en ai donné par ordre de l’Académie dansses Mémoires de 1746 : extrait lû dans nos assemblées, &destiné à 1 impression, en vertu de deux délibérations dela compagnie , rendues contradictoirement, au milieudes objections & des oppositions réitérées de M. B. IIest vrai qu’il trouva le moyen d’arrêter pendant tout letemps des vacances de l’Académie, l’esset de ces deuxdélibérations , ôt de retarder par-là de plus de deux moisla publication du volume de 1746 : mais enfin mon extraity est imprimé, p. 618. Voilà, encore une fois, ce que M.B. me met dans la nécessité de publier, à force de répéterque l’Académie n’a pris aucune connoissance de mon livre.Quant à cette adoption du sien, célébrée avec une affecta-tion si marquée dans toutes les nouvelles littéraires, j'aifait voir à quoi elle fe réduit. Un enfant légitime n’a pasbesoin d’être adopté ; les titres de la légitimité de monouvrage ont été solemnellement reconnus par l'Acadé-mie , ôt n’ont jamais été contestés que par M. B.
Ce n’est pas tout : lui-même ne peut plus les désavouersans fe contredire. Voici ses propres paroles dans unìn-,q.° de remarqua , qu’il présenta le 18 Juillet 1750à l'Académie, pour empêcher la publication de l'extraitdont je viens de parler. Si l'extrait de M. de la C. n’étoitqu'une espèce de prospectus, ou un projet qui dût précéder F ou-vrage > qui ne paroîtroit que dans un autre temps , P approba-tion donnée à l'un , ne rendroit point P Académie responsable deP autre ; mais , dans la circonfìance présente , P approbationdonnée à l'extrait emporte néceffairement celle du livre , puisque le livre es dé j a imprimé. Après cet aveu je ne m’étonneplus de tous les efforts qu’a fait M. B. pour empêcher quecet extrait ne parût dans nos Mémoires.
Je laisse maintenant à juger si l’invitation que je reçusLntredé- de lui, au mois de Janvier 174J , de me hâter d’arrivert due. pour assister à la lecture qu’il faifoit dans nos assembléesdu détail de nos opérations , íi le refus de me commu-niquer depuis, ce que tous les académiciens, hors moi*