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Souvenirs des travaux du Simplon / par R. Céard
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SOUVENIRS DES TRAVAUX

CHAUSSÉE DE GLITZ AU CALVAIRE.

» L’Inspecteur avait tracé lui-même sur place et sur une seule pente la route depuis Glitz au Calvaire.» Elle a été ouverte sur plusieurs au-dessous de 5 pouces. (PI. 20 et 22.)

PONT DE GANTHER.

» Ce pont, qui demanderait un article considérable, a été placé au-dessous de plusieurs torrens avalan -» cheux et dans le lieu le plus favorable. Il aura 60 pieds d’ouverture et 80 pieds de hauteur, y compris» les fondations qui poseront sur la terre. Le sol formé de cailloux et de gros blocs accumulés ne peut» admettre aucun pieu. L’Inspecteur a demandé k plusieurs reprises, sans l’obtenir, le profd des lieux à» l’effet de méditer sur cette grande et périlleuse construction. Il invita l’Ingénieur en chef à faire reposer» les culées sur un grillage plein et doublé avec un empâtement et des murs taludés, afin d’éviter les tas-» semens et de renforcer les maçonneries des culées. Les localités et le sol demandaient des culées moins for-» midables en hauteur, mais les parties de route aux abords, ouvertes dans le rocher, étaient faites à» l’arrivée de l’Inspecteur lors de l’inspection dont il rend compte et il est devenu impossible de rien» changer à la donnée de la hauteur.

A travers les éloges qu’il donne à cette grande construction entreprise dans une localité fixée par lestravaux déjà exécutés aux abords, on voit pourtant percer son opinion, qui est manifestée beaucoup plusexplicitement dans une lettre du 29 Thermidor an xu à M. r Houdouart. La pensée du projet était diffé-rente , elle consistait à aller de niveau, ou à peu près, depuis le point commandé de Kleinen-Horn jusqu’àla rencontre du torrent de Ganther, qui n’aurait ainsi exigé qu’un pont peu élevé qui se serait trouvéplus loin des avalanches redoutables du fond de cette vallée. Il serait à la vérité resté plus de hauteur àgravir sur le flanc gauche de la vallée de Ganther, mais le développement depuis le passage de ce torrentjusqu’au sommet du Simplon était assez étendu pour que la chose fut possible, sans arriver à une pentetrop forte. On aurait encore, par ce moyen, trouvé l’avantage de parvenir moins vite et de rester moinslong-temps dans la région élevée où la tourmente est le plus à craindre et dans laquelle la route exécutéeoffre une grande partie de niveau. Enfin le pont des Glaciers eût été mieux placé.

HOSPICE PROJETÉ

L’Inspecteur trouvait le projet de M. r Lescot trop considérable, il estimait que la construction de cethospice coûterait sept ou huit cent mille francs et qu’un bâtiment d’un grand tiers plus petit dans lesmêmes formes était bien suffisant.

TOURNANT DE GONDO.

» Cette partie de route , extrêmement encaissée et gênée par les flancs énormes et à pic des montagnes» entre les deux sauts de la Dovéria, n’offre que peu de développement ; quatre projets ont été offerts.» Le premier , de 14 pouces de pente par toise avec un percé énorme dans le rocher, par M. r Duchesne :» Le second , en cinq rampes qui se surmontaient et se repliaient les unes sur les autres sur 8 pouces» de pente par toise, par l’Ingénieur Cournon. Le troisième, par le général Chasseloup, avec un pont de