LES ROSES.
peine visible à l’œil nu. Les fleurs, grandes, légèrementodorantes, latérales et terminales, se réunissent en co-rymbe à l’extrémité des rameaux. Le tube du calice estoblong et glabre : les pédicelles sont également gla-bres, très courts, et munis de bractées ovales-pointues,ciliées et glanduleuses en leur bord. La corolle pré-sente cinq pétales blancs, légèrement teints en rosedans leur partie supérieure, lors de l’épanouissement;onglets un peu jaunes ; sommet échancré en cœur. Lesdivisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples,sont velues intérieurement, et glabres à l’extérieur.Les styles sont distincts et hérissés.
Remarques particulières à ce rosier.
L’arbrisseau que nous avons décrit et dont nous présentonsla figure, est évidemment une modification de fleurs blanchesdu rosa coltina (DC. non 3 scq. ), ainsi que l’indiquent les fo-lioles velues en dessous, les tubes des calices et les pédonculesglabres.
On ne saurait le confondre avec le rosa canina, dont les fo-lioles sont glabres des deux côtés ( Moench , Meth., pag. 689.Flor. Wirceb. 1, pag. 5ig, n“ 7. Rau, En. Ros. pag. 71. Lem.Meth., Bull. Phil., juin 1818, p. 93), non plus qu’avec lerosa montana, qui offre pour caractères des folioles bidentées,glabres, globuleuses en leur bord. Toutefois, nous devons faireobserver que M. Desvaux a considéré ces espèces, même lecollina de Jacquin, qui se fait encore distinguer non seulementpar ses folioles velues en dessous, mais encore par les tubesde ses calices et ses pédoncules hispides-glanduleux, commedes variétés du rosa canina , auquel il les a réunis, ainsi qu’onpeut le voir dans la longue nomenclature qu’il en a donnée,Journal de Botanique, i8i3, pag. n4-