SUR LES PÉPINIÈRES. l3époque. Je pourrais citer un grand nombred’exemples à cet égard , qui me sont person-nels ; et je' suis tellement persuadé de cettevérité, qu’il y a deux ans, pour une planta-tion assez considérable d’arbres à haute tige ,que j’ai surveillée avec son propriétaire, j’aidonné la préférence à des arbres de deux ansde greffe , qui avaient tout an plus 27 milli-mètres (_ un pouce ) de diamètre , sur d’autre»qui étaient plus forts , mais plus âgés. Ils ontété plantés avec soin , soutenus par des tuteurs,et leurs succès sont une vraie jouissance pourleur maître.
A l’époque où un préjugé funeste fait re-chercher ces gros arbres , à cause de leur dia-mètre , leurs racines ont acquis de l’étenduedans la pépinière , se sont croisées avec celle*des arbres voisins , qui, à leur tour, leur ontdisputé une partie de leur nourriture ; et àmoins que le terrein ne soit très-gras ( ce quine doit pas flatter l’espérance de celui qui sepropose de les transplanter ) , cette diminutionde substance nutritive, jointe au défaut d’unecirculation suffisante d’air, accélère le racor-nissement de la tige.
Ce grave inconvénient est suivi d’un autreencore plus funeste. Comment déplanter desaïbres dont le3 racines se sont extrêmement