SUR LES PÉPINIÈRES. 4^Mais , qu’arriva-t-il ? Les racines, et le pi-vot sur-tout, qui avaient trouvé une terre d’au-tant plus végétale, qu’elles s’étendaient davan-tage vers le fond, percèrent à six et dix déci-mètres ( deux et trois pieds ) , il aurait fallunécessairement les couper à une certaine pro-fondeur; je pris le parti de faire ouvrir unetranchée d’environ un mètre ( de trois pieds ),et de les arracher ainsi les uns après les autres.J’en perdis plusieurs de cette façon-là , et cemême malheur arrivera nécessairement à qui-conque fera défoncer trop profondément unepépinière, à moins qu’il ne lui en préfère unSutre, qui vaut aussi peu, celui de faire cou-per les racines à une certaine distance du tronc ;, c’est-à-dire , de priver l’arbre d’une grandepartie de ses moyens de végétation en le trans-plantant.
• Je ne parle pas du surcroît de frais que jefis pour la transplantation , puisqu’il fallut ap-proprier les trous à l’état des racines.
J’ai pris depuis le parti de ne faire défoncerle terrein qu’à cinq ou six décimètres au plus(dix-huit ou vingt pouces), en faisant depetites tranchées. La surface s’enlève avec labêche ; la pioche fait le reste.
S’il est nécessaire d’employer des fumiers,I e les fais répandre et mêler entre deys terres,