SUR LES PÉPINIÈRES. 53sont acclimatées après avoir été long-tems dansdes serres , que les progrès que l’agricultureet la botanique fesaient tous les jours, à cetégard , étaient presque le garant du succèsqu’on obtiendrait un jour.
Il y a si loin de l’Arménie à la Belgique ,de Cerasunte à Paris , de l’Italie à la Prusse,de la Perse à la Hollande, qu’on n’aurait ja-mais imaginé qu’on mangerait des cerises, desabricots , des pêches dans le nord de l’Eu-rope , qu’on cultiverait en grand des mûriers àMayence et à Berlin . Tel arbre qui exige laplus vive sollicitude dans les serres du jardin desPlantes , sera peut-être aussi commun pour nosar 'ières-neveux, que l’est aujourd’hui le robinier.
Ces motifs m’ont engagé, non-seulement deP a rler du semis de nos arbres et arbustes quisont naturalisés parmi nous”, mais encore dece nx qui commencent à s’acclimater ou quipourront s’acclimater un jour.
Des étrangers m’ont observé aussi, qu’il leurserait utile de joindre à chaque nom français ,le mot botanique qui sert à les désigner.
Article Premier.
Du semis.
^ et article a rapport au semis des noyauxet au semis des graines.