SUR LES PÉPINIÈRES. I9Isemer la graine dans des vases, ou des caissesqu’ou abrite. L’usage de ne semer qu’au prin-tems et à la volée, au lieu de semer enrayons, est vicieux. Il faut mettre le planten pépinière dès la seconde année , et on legreffe à l’écusson ou au sifflet. Cette dernieraméthode est principalement adoptée dans leslieux où l’on fait beaucoup de soie, et où lafeuille de cet arbre est une récolte précieuse^
La difficulté de réussir constamment par lagreffe , a Tait adopter une autre manière qu’ondevrait rendre commune à beaucoup d’arbres.Voici le procédé que j’ai constamment suivi.
On a un mûrier greffé, on le coupe à quel-que distance de terre. On en fait une mère,dont on marcotte les branches , ainsi que je l’aienseigné à l’article marcotte.
Myrte , mjrtus commuais , arbuste d’orne-,ment, qui prend de bouture , de marcotte ,et se multiplie de semences; il résiste au froid ,dans le midi de la France . Il faut, dans nosclimats , le soigner comme l’oranger. On dis-tingue plusieurs variétés de myrtes , celui àfeuilles pointues , d’Italie , de Béotie , de Por-tugal, de Tarente, le Romain , le panaché ; il
y en a un odorant qu’on reproduit comme lesautres.
Outille. y 0 j e/t Airelle.