SUR LES PÉPINIÈRES. 23lrait soupçonner de la faiblesse apparente deleurs mojens , ces jeunes racines implorent,pressent le sein maternel, qui s’entr’ouvre detoutes parts , pour leur distribuer cet alimentprécieux , que la circulation doit répandre , parune sage distribution, dans les membres de latige, à raison des besoins qui réclament , sessecours. Toujours attentives à les prévenir cesbesoins, les racines multiplient leurs suçoirs,par un nombre infini de mamelons qui pous-sent un chevelu qui doit se reproduire tousl es ans, par l’augmentation du diamètre desracines et du pivot.
Du pivot ! Ce mot seul désigne si énergi-quement la racine principale , le point sur le-quel tout roule, le soutien le plus essentiel de! arbre , qu’il suffit de le nommer pour en an-noncer son utilité , pour faire sentir le besoinde le ménager, si l’on veut former une bonnetige.
D’influence qu'il a à cet égard , nous doitfaire concevoir celle qu’ont les racines , rela-tivement à leurs branches correspondantes.Prenons quelques exemples.
Coupez l’extrémité des racines d’un cyprèsqm sont terminées par un petit bouton noir;Ces ra ciues ne s’alongent, ni ne grossissentpins pelles n’eu poussent pas d’autres latéra-