SUR LES PEPIE 1ÈRE S. 233tissement de les soigner dans les autres, pourassurer le succès de leur transplantation.
C’est cependant la partie qu’épargne le moinsla routine et l’ignorance, qui, sous prétextede rafraîchir, coupe, sans discernement', unepartie des racines, et supprime même le pi-vot.
Revenez donc de votre erreur, ô vous tousque de pernicieux exemples et une servileimitation portent à mutiler ainsi les arbres,dans les principaux agens de leur végétation lRaisonnons un moment sans prévention, et desang-froid.
-Pensez - vous que la nature ait multiplié ;alongé les racines sans motif? Vous ne sauriezle croire. N’est-il pas évident que , dans toutesles parties de la racine , elle a distribué dessuçoirs qui sont autant de pourvoyeurs occupésde la nourriture de l’arbre ? Oseriez-vous vouspermettre de couper , sans discernement et sansnécessité, quelques racines aux arbres bien re-pris dans votre jardin? Vous croiriez faire un«acte de démence. Cependant ces arbres auraientencore des racines qui continueraient à lesnourrir. Pourquoi donc , dans un arbre quevous allez mettre en terre, voulez-vous dimi-nuer les moyens de végétation , dans le temsC I U il faut qu’il s’en crée de nouveaux , et que