SUR LES PÉPINIÈRES. 235on assure que je puis lui faire du tort en rac-courcissant ses racines ; eh bien, que la ser-pette les épargne !
La nécessité de conserver aux arbres leurs pi-vots est fondée sur les principes d’une sainephysique, sur une expérience constante. Ils sontconformes aux leçons que nous a donné, notreillustre patriarche de l’agriculture française ,Olivier de Serres , qui s’exprime ainsi: «Pour-» un préalable les arbres seront retirés de la
* terre et arrachés avec soin, à ce que toutes» les racines en sortent saines et entières, s’il-» est possible ; et pour ce faire ne faut épar-11 gner ni la dépense ni la patience nécessaires» à cette action , de peur que par précipila-
* tion les arbres mal arrachés se rendent inu-)» tiles ».
Il dit ailleurs : « qu’il faut les arracher avec» tant de patience, qu’aucune racine ne se» rompe , et avec icelles les planter en lieu» préparé». (Théâtre d’Agriculture lieu 6,chap. 19.)
ïfoger-Schabol, à qui on ne saurait dispu-ter de grandes connaissances et une pratique
consommée , dit :
K II faut ménager soigneusement les pivots,bien loin de les couper en dessous près du tronc,suivant la pratique ordinaire des jardiniers. II