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Tome premier.
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258 TRAITÉ COMPLETpression de leur tige : un voisin, qui avait uneterre plus favorable par sa qualité et les en-grais qu’elle avait reçus , étêta ses jeunes ar-bres. Il est convenu depuis qu’il y avait unedifférence tellement sensible , que ses arbresparaissaient avoir un an de moins.

Il est possible que dans le nombre de cesarbres , par un concours de différentes causesdont je m’abstiens de parler , il y ait quelquesplants qui n’aient pas la vigueur des autres;leur faiblesse eût également été remarquée ,quand même on les aurait étêtés: mais lors-qu’on voit qu’ils végètent, il' n’y a pas à ba-lancer. L’année d’après , et même quelquefoisà la stagnation de la sève-, vers la canicule,il faut les couper aussi à trois doigts de terre.Ils poussent souvent un rameau vigoureux, qui,l’année d’après, atteint les autres.

On doit donc planter en son entier tout lejeune plant d’un an , lorsqu’il est frais et bienenraciné. Au reste, sa longueur et sa gros-seur n’ont jamais été l’objet de ma sollicitude;le gage assuré de l’étendue et du diamètre qu’ildoit avoir, est dans ses racines plantées avecsoin.

A l’âge de trois ;\ quatre ans , le plant,déjà bran chu , cesse d’être propre aux pépi-nières : je n’en ai jamais fait usage. Celui que