SUR LES PÉPINIÈRES. 263par là de la. variété dans la pépinière , et onpeut plus facilement distinguer les espèces.
Je crois qu’il est superflu de recommanderde faire la plantation par un beau tems , etd’attendre que la terre soit bien essorée; sansquoi elle s’attache à l’instrument qu’il faut né-tojer à chaque instant, et elle n’est pas assezémiétée , pour couvrir les racines ; ce qui esttrès-essentiel pour le succès de la plantation.
Les distances qu’il faut mettre entre lesplants , varient suivant la nature des arbres,et la qualité du terrein. Par exemple , si leterrein est frais et très-gras , je me suis tou-jours bien trouvé de mettre les boutures depeuplier et de tous les arbres qui sont desti-nés à s’élancer et à filer droit, à trente-deuxou trente-trois centimètres ( un pied , au plusquinze pouces ). C’est la distance que je donneaux merisiers et aux frênes , amandiers, pru-niers , etc., et quarante-deux ou quarante-trois centimètres (dix-huit ou vingt pouces)aux pommiers. Il n’est pas possible de pres-crire une règle invariable à cet égard. L’ex-périence , la qualité du terrein , doivent seulesdécider. Mais je crois pouvoir indiquer commeun principe assez général dans la pratique, quelorsque des arbres sont destinés à filer, onpeut les serrer davantage. Privés latéralement