SUR LES PÉPINIÈRES. 269
CHAPITRE VIII.
Des animaux et des insectes nuisibles auxsemis et aux pépinières.
La vie d’un cultivateur n'est qu’un combatcontinuel et opiniâtre, un enchaînement de tra-vaux et d’inquiétudes, un triste mélange d’es-pérances et de regrets. C’est peu pour lui debraver l’intempérie des saisons, de fertiliserpar ses sueurs une terre souvent ingrate ; faut-il que des insectes plus dangereux encore queles grêles et les orages , viennent détruire leprix de tant de vœux et de soins, de tant defatigues et de tant d’alarmes ; faire succéderles privations à l’époque même des puissances,et porter le désespoir dans le sein de l’espé-rance et du bonheur !
J’ai cru qu’il était nécessaire de désigner i .la vigilance de ceux qui se proposent de for-mer une pépinière , les principaux ennemiscontre lesquels ils ont à la défendre , ainsi queleurs semis. Je les préviens que leurs ravagessont d’autant plus cruels, que les plantes qu’ilsattaquent sont plus tendres.