SUR LES PÉPINIÈRES. 277clans quelques endroits courterole ou taupe-grillon , dont cet insecte imite assez le cri ,et qui se promène comme la taupe, dans laterre : on l’appelle aussi cri-cri. Cet insecteexerce de grand ravages dans les semis et dansles pépinières encore jeunes , par l’usage qu’ilfait de ses grosses jambes qui se terminent enscie , dit M. Geoffroy , dans son Histoire desinsectes. Aucune racine 11e lui résiste. Il estd’autant plus difficile à poursuivre , qu’il formedes galeries qui ont plus de seize mètres delong ( cinquante pieds ) , où l’on trouve beau-coup d’einbrancliemens. Comme il aime à secacher dans le fumiei } on en fait de petitstas, où on le trouve: il est plus difficile dele faire périr dans la terre. O11 y réussit , enarrosant avec de l’eau le trou par lequel ilsort , et en y jetant ensuite de l’eau avec unpeu d’huile qui, dit-on , lui est mortelle.
J’ai consigné dans la Feuille du Cultivateurdu n fructidor an 12, un excellent mémoirede M. ïeburier , de Versailles , sur les cour-tilières , et la manière de les prendre.
H'ourmi, formica. Ces insectes, quoi qu’on endise, pour les excuser, sont nuisibles aux arbres,au pied desquels ils font leurs nids : il est très-difficile de les eu chasser. U n’y a pas de