Band 
Tome premier.
Seite
295
JPEG-Download
 

SUR LES PÉPINIÈRES. 2 gS

tels que des feuilles, de la mousse, du foin ,de la paille , des chiffons , pour que l’écorcede l’arbre ne soit pas entamée , et que le lienn’occasionne un étranglement.

Si, en visitant les arbres qu’on a intérêtde faire filer , on trouve , ce qui n’arrive quetrop souvent, qu’il y ait à l’extrémité de latige un double bourgeon , qui formerait bien-tôt deux branches rivales, on doit supprimerle plus faible, ou du moins l’un d'eux , s’ilssont d’égale force., et choisir celui dont la di-rection est la plus verticale.

II s’offre ici une question très-importante,que je vais m’efforcer de traiter avec tout l’in-térêt qu’elle est faite pour inspirer.

Ne serait-il pas avantageux, pour fortifierla tige , de supprimer les bourgeons, ou lesbranches latérales , qui partagent avec elles lasève que les racines lui transmettent?

Cette question, qui suppose l’absence de touteconnaissance physique dans ceux qui la font( et le nombre n’en est malheureusement quetrop grand, comme on le voit dans la pra-tique ), est de toutes les erreurs la plus fa-tale à l’éducation des arbres. Il ne reste plus ,.«près cette opération, que d’arracher ces ar-bres , à moins qu’on n’en puisse tirer quelquechose en le rebotant près de terre.