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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 817je n’en vois pas la nécessité. Je la crois mêmenuisible dans bien des circonstances, parce qu’ilest démontré que tout arbre qu’on a le bon-heur d’élever sur sa tige naturelle, devientconstamment plus haut et plus fort que celuiqui forme sa tige d’une éruption latérale.Quelque facilité que trouve, la sève d’y péné-trer , il y a toujours un nodus, qui lui offreplus de difficulté qu’elle n’en éprouverait dansun canal direct, qui ne lui opposerait aucunobstacle.

J’ai parlé plus haut de cet avantagé, et lessuccès que cette pratique ont offert, tant à lapépinière nationale qu’ailleurs , sont bien faitspour fixer, à cet égard , la plus grande con-fiance, si les arbres sont tels que je viens del’exposer.

Par une exagération de principes,, et nnefuneste application de routine , j’ai vu couperainsi, dans la seconde année, et quelquefoisla troisième , des peupliers d’Italie , et autresarbres bien venans, dans l’espérance qu’ilsvaudraient mieux. J’en ai voulu faire moi-Hiême quelquefois l'épreuve , pour m’éclairera cet égard , de manière à 11’avoir aucun doute,et je me suis convaincu de plus en plus quece procédé avait de grands inconvéniens , sur-tout dans les arbres à bois blanc, ou à forte